Participer à un dimanche à la chasse
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Le mot du président

Michel AUROUX-Edito

Mauvais temps au printemps !

Chères et chers amis chasseurs, vous n’êtes pas sans savoir que ce qui nous caractérise en LOT-ET-GARONNE c’est, avant tout, la chasse populaire et ouverte à tous, pratiquée au sein d’associations communales, dans le cadre de rapports gagnants – gagnants avec l’agriculteur et le sylviculteur. Vous savez, ô combien, nous nous battons pour préserver la chasse au chien courant, parmi d’autres chasses traditionnelles. Vous ne vous rendez pas compte à quel point les traditions sont menacées. Ceux qui veulent notre perte redoublent d’intelligence. Ils ont bien compris que l’interdiction de la chasse le dimanche ne viendrait pas, même au motif fallacieux de vouloir garantir la sécurité des non-chasseurs. Leurs angles d’attaque sont bien plus perfides. La chasse au chien courant en est un, c’est désormais évident.

Le combat n’est pas conduit tel un front uni œuvrant à son entreprise. Au contraire, ce sont chaque jour de nouvelles petites pierres qui sont apportées à l’édifice. Comment ? Un peu partout en France et, d’ailleurs, en Europe, depuis la fin des années 2000, nous sommes confrontés à une telle situation d’urgence provoquée par la prolifération du grand gibier, particulièrement du sanglier, que tout un chacun convient de la nécessité de réguler les populations. Reste à savoir comment ! L’angle d’attaque ? Le dérangement de la faune protégée qui niche au sol. Et oui mes amis ! Un Ministre ou un Préfet qui met en œuvre des mesures règlementaires contribuant efficacement à la régulation des populations de grand gibier mérite les félicitations. Maintenant, si ce même Ministre ou ce même Préfet refuse de tenir compte de ceux qui crient au désastre en invoquant la perturbation intentionnelle et préjudiciable d’espèces protégées, il rend ses actes contestables et expose l’État à des sanctions financières. Voilà le cheval de Troie de nos opposants. Vous me direz, bien sûr, que c’est risible. Mais non ! Vous savez comme moi que tout au long de l’histoire, la chasse était pratiquée à toutes les saisons, notamment au chien courant. Vous savez tout aussi bien que si une quelconque espèce avait dû en pâtir, elle aurait disparu depuis des siècles. Les règles visant à restreindre la chasse dans le temps, en termes de moyens puis, dans l’espace, datent pour la plupart du dernier quart du 20ème siècle. Elles ont d’abord été instaurées pour préserver le gibier d’un nombre important de chasseurs qui disposait d’un libre accès aux champs et aux forêts et qui utilisait des matériels de plus en plus performants.

Nos amis de l’Ariège se heurtent depuis quelques années à ces empêcheurs de tourner en rond. En raison du risque de perturbation, là où l’ours est susceptible de s’être établit, ils ne peuvent plus chasser le sanglier au chien courant. Nous n’avons pas d’ours en Lot-et-Garonne. La démarche est la même néanmoins lorsque certains tentent de démontrer que la chasse du sanglier au printemps avec des chiens courant est perturbante et donc dangereuse pour la préservation de la biodiversité, que la chasse du renard en période printanière et estivale n’est pas efficace lorsque l’on veut limiter l’abondance et l’impact des prédateurs, que, enfin, il serait intéressant de remplacer l’efficacité des battues au chien courant des lieutenants de louveterie par le tir d’approche et d’affût du renard en été. Car effectivement c’est bien de cela qu’il s’agit, d’une doctrine et même d’une religion.

Alors, chères et chers amis, vous savez que vous pouvez compter sur votre fédération et sur l’équipe que vous venez de réélire, pour ne pas dire plébisciter…. pour vous défendre et continuer à vous protéger des doctrines ! Belle et bonne ouverture à vous !

 

Le président,
Michel AUROUX