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Le mot du président

LA RÉFORME – LE SENS DE L’HISTOIRE

« Simplifier, clarifier, renforcer, » voilà les trois mots d’ordre auxquels répond la réforme engagée en 2018 et qui, en 2019, verra intervenir un texte de Loi, plusieurs Décrets et de nombreux Arrêtés ministériels. Lors des dernières élections présidentielles, nous avions sollicité les principaux candidats ou, plus précisément, ceux qui avaient bien voulu nous accorder de l’attention. Le candidat « Les Républicains » (LR) François Fillon, comme le candidat « En Marche » (LREM) Emmanuel Macron, s’étaient tous deux fortement engagés à nos côtés. Nous sommes à l’heure de la mise en œuvre et il faut dire que jusqu’ici, la chasse française est écoutée et entendue.

Il s’agit de répondre à des besoins d’adaptation et de modernisation de cette administration tripartite en charge de la chasse qui caractérise la France. Chacune de ses composantes : Gouvernement, ONCFS et fédérations, verront redéfini le périmètre de leurs missions. De nouvelles prérogatives de puissance publique seront transférées aux fédérations en lieu et place des Préfets. Une fois encore, le législateur reconnaît-là les compétences des fédérations des chasseurs et la qualité de leur travail. Il renforce leur rôle pour les replacer encore plus au centre des décisions en matière de politiques publiques de la chasse et de conservation de la nature. Une autre action du monde cynégétique se verra consacrée. La formation et l’éducation à la connaissance de la nature et à la préservation de la biodiversité dispensée par les fédérations des chasseurs ne concernera désormais plus seulement les chasseurs mais aussi le grand public.

L’ONCFS et l’Agence française de la biodiversité seront refondus dans un Office français de la biodiversité, où la place des représentants de la chasse et de la ruralité sera affirmée. Le financement des structures sera repensé car il n’était plus possible de faire reposer sur les chasseurs une part si importante de la fiscalité dédiée à toutes les polices de la nature ou de l’environnement et à leur administration. C’est l’équivalent de 43 millions d’euros de taxes qui reviendront dans le giron de la chasse et pour la chasse. L’ONCFS y contribuera à hauteur de 9 millions d’euros.

Entre stratégie de reconquête des jeunes générations qui font tant défaut et adaptation aux nouvelles habitudes de chasse, oui la validation nationale du permis pour 200 € entrera en vigueur pour l’ouverture 2019 ! Bien plus souvent que par le passé, le chasseur invite ses amis et répond à leurs invitations jusqu’à l’autre bout de la France. Parfois, aussi, à l’occasion d’un week-end ou de vacances en famille, le chasseur sollicite une carte temporaire dans une société de chasse proche de son lieu de villégiature. Il y découvre une autre région, d’autres habitudes de chasse et, souvent, naissent à cette occasion de nouvelles amitiés. Cette nouvelle formule fera des heureux.

Bien évidemment, la validation départementale pour chasser en Lot-et-Garonne continuera d’exister. Son coût modéré et maîtrisé sera sensiblement identique aux années précédentes. Je sais que vous serez très nombreux à rester fidèles à cette formule. Certains, néanmoins, verront le changement d’un mauvais œil et à très juste titre. Jusqu’ici, la validation départementale permettait de chasser sur le territoire des communes limitrophes dans les autres départements. Il en sera fini au 1er juillet 2019. Je suis intervenu personnellement et avec insistance auprès de notre fédération nationale pour éviter cet écueil. Il ne m’a pas été possible d’obtenir gain de cause.

 

Je ne voudrais pas conclure mon propos sans parler de la chasse des oies. Même si sa pratique est relativement confidentielle dans notre département, les nouveaux retentissements qui ont émaillé la prolongation de leur chasse en février méritent attention. Après avoir été prolongée, très vite elle fut à nouveau fermée. Alors ? La faute de l’Europe ? Non absolument pas ! C’est le Conseil d’État français qui annulé l’arrêté ministériel de prolongation de leur chasse. Malgré les encouragements de nos voisins européens, la disposition a été annulée par la juridiction administrative française. Comme souvent, ce n’est pas tant le texte de Loi européen qui nous cause des désagréments mais son application par la France. Nous serons appelés très bientôt à choisir nos députés européens. Leur rôle est déterminant pour que les futures décisions prises à Bruxelles soient adaptées à notre vie de tous les jours. Certains seront tentés de céder aux chants de sirènes de partis qui ne nous ont jamais défendus, ne nous défendrons jamais mais nous promettent une autre Europe, sans l’Europe. Sachez que ces choix n’aident pas la chasse, bien au contraire.

Le président,

Michel AUROUX.